APPEL A ARTICLES : Dossier “Retourner, circuler, rester : analyse des stratégies familiales des migrants africains”, Revue Européenne des Migrations Internationales (REMI) — LIMITE : 01/10/2018

English version below

Appel proposé par Marie-Laurence Flahaux (Institut de Recherche pour le Développement, LPED, Aix-Marseille
Université) et Marie Godin (Oxford Department of International Development,
University of Oxford & Department of Social Policy, Sociology and
Criminology, University of Birmingham)

Alors que de plus en plus de recherches ont porté sur les
migrations de retour en Afrique (Åkesson and Eriksson-Baaz, 2015; Ammassari,
2004; Boyer, 2016; Bredeloup, 2016; Chappart, 2008; Flahaux, 2013;
Hernandez-Carretero, 2017; Kleist, 2017; Sinatti, 2011) et sur les familles
transnationales des migrants africains (Beauchemin et al., 2014; Baizan et al.,
2014; Mazzucato et al., 2014; Mazzucato and Poeze, 2016; Poeze et al., 2016;
Koudougou, 2016), plus rares sont les études empiriques qui se sont intéressées
à la fois à la question du retour (ou d’autres types de mobilité) et aux
dynamiques familiales. Pendant la migration, les configurations familiales des
migrants évoluent, de même que leurs aspirations et leur décision quant au fait
de retourner ou non dans le lieu d’origine. En outre, lorsqu’un membre de la
famille retourne, de nouvelles mobilités peuvent apparaître pour les autres membres.

Ce panel propose de réunir des chercheurs travaillant sur
la famille et les migrations africaines (à la fois à l’intérieur du continent
africain ou vers d’autres continents) afin d’étudier la question du retour (ou
du non-retour). Nous encourageons la soumission d’articles qui, à partir de
méthodologies quantitatives, qualitatives ou mixtes, abordent ce sujet, quel que
soit le lieu d’origine des migrants (Afrique centrale, du Nord, de l’Ouest, de
l’Est ou du Sud), leur lieu de destination (au sein d’un même pays, dans un
autre pays africain, en Europe, en Amérique du Nord ou ailleurs), leur statut
(qu’ils aient ou non la citoyenneté du pays de destination), la raison de leur
migration et de leur éventuel retour, et leur situation familiale.

Les contributions peuvent concerner l’un des thèmes
suivants :

a) Les aspirations et les décisions de rester, de retourner ou de
circuler

  • Comment
    les migrants considèrent-ils la possibilité de retourner (ou non) dans leur
    lieu d’origine, en tenant compte de leur situation familiale ? Les intentions
    de retour évoluent-elles au cours du temps, en fonction du processus de la
    formation de leur famille ?
  • Les
    ruptures (divorces ou séparations) au sein de la famille conduisent-elles au
    retour de certains membres de la famille ? Comment le “retour” d’un
    membre de la famille est-il décidé et négocié au sein de la famille ? Lorsqu’un
    membre de la famille retourne, la raison de son retour a-t-elle un impact sur
    la décision de retourner (ou non) des autres ? Y a-t-il des différences entre
    les hommes et les femmes en termes d’aspiration et de décision de retourner, de
    rester ou de circuler ? Qu’en est-il des différences entre première et deuxième
    générations de migrants ?

b) Les dynamiques de mobilité et d’immobilité au sein des familles
après le retour

  • Quels
    sont les changements vécus par les migrants et leur famille entre avant et
    après le retour de l’un ou de plusieurs de ses membres ? Comment la décision du
    retour est-elle perçue a posteriori ? Le retour influence-t-il les aspirations
    et les décisions des autres membres de la famille par rapport au fait de
    retourner ou non ? Existe-t-il des différences entre les hommes et les femmes ?
    Et entre les générations ?
  • En
    fonction de leur situation familiale, les migrants de retour souhaitent-ils
    émigrer à nouveau, circuler ou s’établir de façon définitive dans leur lieu d’origine
    après le retour ?
  • Comment
    le processus de réinsertion et la vie familiale se passent-ils pour les
    migrants de retour qui ne voulaient pas rentrer ? Et pour ceux qui ont préparé
    le retour, les réalités du retour sur le plan familial correspondent-elles à
    leurs attentes ?
  • Comment
    le lien entre mobilité et immobilité est-il géré au sein des familles
    transnationales ?
  • Comment
    les nouvelles mobilités liées au retour façonnent-elles la vie transnationale
    des familles ? Quel est le rôle des technologies et de la nationalité dans
    l’organisation de la migration de retour ?

Les propositions de contributions sont à envoyer avant le 1er octobre 2018 à Marie Godin (marie.godin@qeh.ox.ac.uk) et
Marie-Laurence Flahaux (
marie-laurence.flahaux@ird.fr). Les propositions devront contenir un titre et un résumé de 4000
caractères maximum (espaces compris), et le nom des auteur
es, leur affiliation, leur e-mail
et leur adresse postale devront être indiqués. Il est attendu que les résumés
présentent la question de recherche, le cadre conceptuel ainsi que la
méthodologie de recherche (collecte de données et analyses).

English

Call for papers for a thematic issue in the Revue Européenne des
Migrations Internationales (REMI)

Returning, circulating, staying put:Complex family strategies among African migrants

Call proposed by Marie-Laurence Flahaux (Institut de Recherche pour le Développement, LPED, Aix-Marseille Université) and Marie Godin (Oxford Department of International Development, University of Oxford & Department of Social Policy, Sociology and Criminology, University of Birmingham)

While there is an increase in studies of return migration
to Africa (Åkesson and Eriksson-Baaz, 2015; Ammassari, 2004; Boyer, 2016;
Bredeloup, 2016; Chappart, 2008; Flahaux, 2013; HernandezCarretero, 2017;
Kleist, 2017; Sinatti, 2011) and of the transnational family arrangements of
African migrants (Beauchemin et al., 2014; Baizan et al., 2014; Mazzucato et
al., 2014; Mazzucato and Poeze, 2016; Poeze et al., 2016; Koudougou, 2016),
there is still little evidence of the way complex return mobilities are
embedded in family dynamics. Family configurations are changing over time with varying
aspirations and decisions to return to the place of origin, to circulate, or to
stay put (in the place of destination). Furthermore, with the return of a
family member, new patterns of mobilities within the transnational/translocal
family may take place.

This panel proposes to gather researchers working on
family and African migration (both within the African continent and beyond) to
investigate the question of return (or non-return). We are looking for papers
which address this topic, using quantitative, qualitative or mixed
methodologies, and which focus on various areas of origin (North, West, Central,
East or Southern Africa) and destination (within the same country, to another
African country, to Europe, North America, or elsewhere), and on migrants
having different status (whether they have citizenship of the country of
destination or not, whatever the reason of their migration and return, and
whatever their family situation before and after migration took place).

We particularly invite papers in line with the following
themes:

a) Aspirations and decision to return, to stay put or to circulate

  • How do
    migrants consider returning (or not), taking into account their family
    situation? Do return intentions evolve over the course of migrants’ lives and
    their family formations?
  • Do
    ruptures (divorce, separation…) in the family lead to the return of some family
    members? How is the “return” of one member of the family decided and negotiated
    within the family as a whole? Are there different types of return among family
    members related to different motives for returning? Are there differences between men and women regarding
    aspiration and the decision to return, to stay put or to circulate? What about
    differences in terms of 1st
    and 2nd generation

b) New Mobility and immobility dynamics within families upon
return

  • How has
    family life changed after the return of one or all of the family members? How
    is the decision to return perceived a posteriori? Does it have an impact in terms of shaping future
    aspirations and decisions to return among family members? Are there differences
    in terms of gender and generations?
  • According
    to their family situation, do return migrants desire to migrate again, to
    circulate or to move forward?
  • How is
    the reintegration process and family life for migrants who did not want to
    return? And for those who had prepared the return, do the realities back home
    correspond to their expectations?
  • How is
    this mobility/immobility nexus related to return migration managed within
    transnational households?
  • How do
    new complex return mobilities shape transnational family life? What is the role
    of technologies and citizenship in shaping return mobilities?

Proposals should be sent by the 1st of October 2018 to Marie Godin (marie.godin@qeh.ox.ac.uk) and
Marie-Laurence Flahaux (
marie-laurence.flahaux@ird.fr). They should include a title and a summary of 4000 characters
maximum (spaces included), and indicate the name of author(s), their affiliation,
email address and postal address. Summaries are expected to specify the main
research question, the conceptual framework as well as the methodology used for
the data collection and analyses.

References

  • ÅKESSON, L. and ERIKSSON-BAAZ, M., 2015, Africa’s Return Migrants: The New Developers?, London, Zed Books.
  • AMMASSARI S., 2004, “From nation-building to entrepreneurship: the impact of élite return migrants in Côte d’Ivoire and Ghana”, Population, Space and Place, 10 (2), pp. 133-154.
  • BOYER F., 2016, « De l’ambivalence des retours de Burkinabè de Côte d’Ivoire à Ouagadougou : une approche générationnelle », S. BREDELOUP et M. ZONGO (Eds.), Repenser les mobilités burkinabè, Editions L’Harmattan, Coll. Études africaines.
  • BREDELOUP S., 2006, « Réinstallation à Ouagadougou des « rapatriés » burkinabè de Côte d’Ivoire », Afrique contemporaine, 217, pp. 185-201.
  • CHAPPART P., 2008, « Expériences de retour forcé au Cameroun : récits de franchissement de frontières, communication présente à la conférence », Migrations : nouvelles pratiques, approches plurielles, Université Paris VII, 8-10 octobre, Paris.
  • FLAHAUX M.-L., 2013, Retourner au Sénégal et en RD Congo. Choix et contraintes au cœur des trajectoires de vie des migrants, Louvain-la-Neuve, Université catholique de Louvain, Presses universitaires de Louvain, 348 p.
  • HERNÁNDEZ-CARRETERO M., 2017, “Hope and uncertainty in Senegalese migration to Spain: Taking chances on emigration but not upon return”», N. KLEIST et D. THORSEN (Eds.), Hope and uncertainty in contemporary African migration, Abingdon (Oxfordshire), Routledge, pp. 113-133.
  • KLEIST N., 2017, “Returning with Nothing but an Empty Bag: Topographies of Social Hope after Deportation to Ghana”», N. KLEIST et D. THORSEN (Eds.), Hope and uncertainty in contemporary African migration, Abingdon (Oxfordshire), Routledge, pp. 173-192.
  • KOUDOUGOU S., « D’une génération à l’autre : les Burkinabè installés au Ghana », S. BREDELOUP et M. ZONGO (Eds.), Repenser les mobilités burkinabè, Editions L’Harmattan, Coll. Études africaines.
  • MAZZUCATO V. and POEZE, M., 2016, “Transnational mothers and the law: Ghanaian women’s pathways to family reunion and consequences for family life”, in M. Kilkey, and E. Palenga-Möllenbeck (Eds.), Family Life in an Age of Migration and Mobility: Global Perspectives through the Life Course) (Migration, Diasporas and Citizenship). London: Palgrave Macmillan, pp. 187-211
  • POEZE M., DANKYI E., and MAZZUCATO V., 2016, “Navigating transnational childcare relationships: Migrant parents and their children’s caregivers in the origin country”, Global Networks:a Journal of Transnational Affairs. DOI: 10.1111/glob.12135.
  • SINATTI G., 2011, “ ‘Mobile transmigrants’ or ‘unsettled returnees’? Myth of return and permanent resettlement among Senegalese migrants”, Population, Space and Place, 17 (2), pp. 153-166.