“Veille COVID”, revue de presse et analyses sur le Covid-19 dans les pays postsoviétiques, lancée par le projet REFPoM

Rubrique “Veille COVID”

Dans le contexte de la crise sanitaire, avec les mesures de restrictions des déplacements mises en place en Russie, les travailleurs migrants sont particulièrement affectés. Malgré l’ampleur de ces migrations (la Russie est le 4e pays d’accueil de migrants au monde), elles sont assez peu couvertes par la presse francophone et par les recherches en sciences sociales françaises. De même, les conséquences de la pandémie dans cette aire géographique sont peu évoquées.

Dans cette perspective, le projet REFPoM lance une revue de presse afin de relayer des articles en russe, en tadjik ou en anglais, couvrant l’actualité liée à la crise sanitaire dans les pays postsoviétiques. Cette revue de presse propose le résumé d’un article dans une autre langue. Sur la même page, on trouve également des synthèses d’articles de fond.

Le Projet REFPoM

En Asie centrale postsocialiste, les mobilités internationales orientées principalement vers la Russie se sont considérablement intensifiées depuis l’effondrement du bloc soviétique en 1991. Ces circulations migratoires s’accompagnent parfois de la mort des migrant∙es. Le projet REFPoM s’intéresse aux questions que posent justement les morts en mobilité en Russie et en Asie centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan, Mongolie). Il propose d’explorer une région peu investie par l’anthropologie française et d’analyser un phénomène encore jamais étudié dans la région, les « morts au loin », au prisme d’une approche interdisciplinaire qui associe des méthodologies quantitatives et qualitatives. Les nouvelles territorialités des mort∙es en migration témoignent des circulations inédites dans la région de par leur intensité et leur forme, dans un contexte postcolonial marqué par les inégalités entre les Russes et les Centrasiatiques. En outre, elles incitent les sociétés à innover, à penser de nouvelles pratiques rituelles et économiques pour y faire face.

Le projet est financé par l’ANR sur la durée 2018-2021.