Mobilités transnationales, économie des migrations, mobilités sociales, acteurs et dispositifs — Annuel, EHESS, Paris

Responsables

  • Adelina Miranda, professeur à l’Uni­ver­sité de Poitiers ( Hors EHESS )
  • Michel Peraldi, directeur de recherche au CNRS ( IRIS )
  • Camille Schmoll, maître de conférences à l’Uni­ver­sité Paris-Diderot ( Hors EHESS )
  • Liza Terraz­zoni, chercheuse contractuelle ( IMM-CEMS )Cet enseignant est référent pour cette UE

Lieu, calendrier et horaires

  • Mercredi de 10 h à 13 h (salle A06_​51, 54 bd Raspail 75006 Paris), les 28 novembre 2018, 23 janvier, 27 février, 27 mars, 22 mai et 26 juin 2019. 
  • Séances supplé­men­taires les 12 décembre 2018 et 10 avril 2019 (salle AS1_​24, 54 bd Raspail 75006 Paris)

Présentation

Nous contin­uerons, cette année, de poser des jalons à la construc­tion d’une soci­ologie critique et réflexive des phénomènes migra­toires en inter­ro­geant le para­digme de la « crise migra­toire ». Les « migra­tions » sont aujourd’hui souvent évoquées, d’un point de vue poli­tique, parfois intel­lectuel, comme un prob­lème, en termes d’afflux massif, et les « migrants » comme menaçant les fron­tières. Les phénomènes que l’on appelle aujourd’hui « migra­tions » ne sont pour­tant qu’une part minori­taire des flux, d’une ampleur consid­érable, qui carac­térisent le monde contemporain.

Nous partirons ainsi d’une ques­tion : pourquoi la « migra­tion » appa­raît-elle aujourd’hui comme la forme prob­lé­ma­tique des mobil­ités contem­po­raines ? L’intention théorique consiste à replacer les flux nommés aujourd’hui « migra­tions » dans une réflexion globale et inter­dis­ci­plinaire sur les mobil­ités, en les mettant en perspec­tive avec d’autres flux et formes de déplace­ments et ainsi à penser l’opposition entre migra­tion et mobilité.

Dans un contexte de durcisse­ment des poli­tiques migra­toires et des disposi­tifs de contrôle nous souhaitons discuter la place de ces phénomènes, tant poli­tique que symbol­ique, dans nos sociétés et, à distance du nation­al­isme méthodologique, inter­roger les caté­gories et théories clas­siques des études migratoires.

Nous ques­tion­nerons les dynamiques migra­toires au prisme de différents terrains et sous trois axes principaux :

  • Les économies dans lesquelles la mobilité transna­tionale devient un élément stratégique ainsi que les processus de réagence­ment des statuts qui s’opèrent dans cette mobilité : place des migrant-e‑s dans certains secteurs économiques et liens entre migra­tions et mobil­ités sociales.
  • Les mobil­ités transna­tionales comme un ensemble de phénomènes sociaux différen­ciés, tant du point de vue de leur historicité que de leur dynamique.
  • La ques­tion poli­tique de « l’étranger » et la réduc­tion de son statut à celui de « migrant ».

Ces différents aspects seront étudiés sous l’angle des expéri­ences migra­toires et des logiques sociales qui la traversent (mobil­ités socio-économiques, autonomie, strat­i­fi­ca­tion sociale à l’échelle transna­tionale), comme des poli­tiques, des fron­tières et des dispositifs.

Programme des quatre premières séances

  • Mercredi 28 novembre, séance d’introduction : « Migra­tions, circu­la­tions, mobil­ités ; migrants, expa­triés, réfugiés : quelles caté­gories de sens, quels objets soci­ologiques ? », animée par Camille Schmoll (GeoCité) et Michel Peraldi (IRIS).
  • Mercredi 12 décembre, deux­ième séance d’introduction « Migra­tions, circu­la­tions, mobil­ités ; migrants, expa­triés, réfugiés : quelles caté­gories de sens, quels objets soci­ologiques ? » animée par Liza Terraz­zoni (IMM-CEMS) et Adelina Miranda (Migrinter).
  • Mercredi 23 janvier : Andrea Rea (Univer­sité Libre de Brux­elles) « Migra­tions contem­po­raines : sortir du nation­al­isme méthodologique ».
  • Mercredi 27 février : Maur­izio Ambrosini (Univer­sité de Milan) « La multi­pli­ca­tion des fron­tières comme champ de bataille : poli­tiques d’ex­clu­sion et actions d’inclusion ».