CFP : « Vulnérabilité physique et psychique des populations en quête de protection internationale », 18 octobre 2019, Nantes — LIMITE : 08/​07/​2019

  • » Vulnéra­bilité physique et psychique des popu­la­tions en quête de protec­tion
    inter​na​tionale​.De la recon­nais­sance d’une caté­gorie à ses usages »

    Vendredi 18 octobre 2019

  • Comité d’or­gan­i­sa­tion : Estelle d’Halluin, Clélia Gasquet, Anne-Cécile Hoyez, Julien Long, Sylvie Morel, Isabelle Siffert
  • Comité scien­tifique : Carole Billet, Jean-Marc Chap­plain, Alexandra Clavier-Mercier, Samuel Delépine, Estelle d’Halluin, Clélia Gasquet, Emilie Hétreau, Anne-Cécile Hoyez, Hélène Leroy (SR), Sylvie Morel, Isabelle Siffert, Bérangère Taxil
  • Univer­sité de Nantes

Appel à communications

L’évolution du droit européen de l’asile a accordé une place crois­sante à la notion de « vulnéra­bilité », un phénomène par ailleurs iden­tifié dans d’autres domaines de la vie sociale depuis une quin­zaine d’ année (Brodiez-Dolino 2016). Les nouvelles direc­tives imposent une iden­ti­fi­ca­tion des popu­la­tions et une adap­ta­tion des disposi­tifs d’accueil et des procé­dures d’asile aux « besoins spéci­fiques » des deman­deurs d’asile vulnérables, notam­ment les mineurs non accom­pa­gnés, les personnes en situ­a­tion de hand­icap, les victimes de la traite des êtres humains ou encore les personnes ayant subi des tortures (Pétin 2017). Si le droit tend ici à « protéger des vulnéra­bil­ités », de nombreuses études sur la migra­tion montrent qu’il peut aussi « produire des vulnéra­bil­ités » (Aumond et Robin 2017). Ces évolu­tions juridiques invi­tent à réfléchir à la poly­sémie de cette notion (Carlier 2017) , à l’émergence et l’enracinement de ce para­digme et aux usages sociaux de cette caté­gorie, en exam­i­nant la genèse et l’évolution des disposi­tifs d’évaluation et de prise en charge spéci­fique de la vulnéra­bilité physique et psychique des popu­la­tions en quête de protec­tion inter­na­tionale (Boublil et Wolmark 2018).
Ce sympo­sium inter­dis­ci­plinaire entend réunir les contri­bu­tions académiques et profes­sion­nelles ancrées dans des disci­plines variées comme l’histoire, le droit, la soci­ologie, la géogra­phie, l’anthropologie, les sciences poli­tiques ou la médecine, à l’échelle européenne.
D’un point de vue historique, il s’agit d’approfondir les mobil­i­sa­tions et les modal­ités de
recon­nais­sance de la vulnéra­bilité physique et psychique des sujets dans le droit d’asile contem­po­rain, notam­ment celui de l’Union européenne, ainsi que les mobil­i­sa­tions et
contro­verses autour des critères de vulnéra­bilité (d’Halluin 2016).
D’un point de vue juridique, les contri­bu­tions pour­ront explorer les différentes posi­tions doctri­nales et la manière dont la vulnéra­bilité a été prise en compte dans différentes déci­sions des insti­tu­tions européennes en cas de recours.
Du point de vue des sciences sociales, l’idée est d’appréhender les usages sociaux et spatiaux de cette caté­gorie dans un contexte carac­térisé par la suspi­cion d’un détourne­ment de procé­dure et une admin­is­tra­tion de la preuve accrue pesant sur les personnes en demande de protec­tion inter­na­tional . Comment la vulnéra­bilité physique et psychique est ‑elle « dépistée»et prise en compte dans l’accès aux droits, notam­ment à l’hébergement, durant la procé­dure d’asile ?
Quelles sont les modal­ités d’évaluation de la vulnéra­bilité par les médecins des insti­tu­tions publiques ou par des acteurs asso­ci­atifs engagés dans leur accom­pa­g­ne­ment et quels en sont les effets sur l’accès aux droits et la prise en charge différen­ciés des publics (ex. aménage­ment de l’entretien d’évaluation de la demande d’asile, déro­ga­tion à la procé­dure de renvoi prévue par le règle­ment Dublin, publics vulnérables repérés et sortis des squats inscrits dans un parcours de soin par un réseau d’acteurs)…
Il s’agira de s’intéresser à cette activité de repérage et d’assistance, à l’échelle de l’Union européenne, aussi bien dans la procé­dure d’asile « clas­sique » que dans le programme de relo­cal­i­sa­tion (2015−2017) pour les deman­deurs d’asile et les disposi­tifs de réin­stal­la­tion pour les personnes protégées.

Trois axes structureront ainsi la journée :

Axe 1. Faire recon­naître la vulnéra­bilité dans le champ de l’asile
Axe 2. Iden­ti­fier les publics vulnérables dans le champ de l’asile
Axe 3. Soigner les publics vulnérables dans le champ de l’asile
Toutes les infor­ma­tions pratiques pour envoyer une propo­si­tion et la bibli­ogra­phie à retrouver dans l’appel dans l’appel à commu­ni­ca­tions complet