MANIF : Université d’été “Travail et Migrations internationales” — 1 – 5 juillet 2019, Bordeaux

Infos pratiques

  • programme de l’uni­ver­sité d’été
  • S’in­scrire (date limite d’in­scrip­tion : 17/​06/​2019 avec hébergement
    ou 24/​06/​2016 inscrip­tion simple)
  • Lieu : Pôle juridique et judi­ci­aire 35 place Pey Berland, Bordeaux Ligne de Tram « A » et « B » Arrêt « Hôtel de ville

Présentation

Organ­isée par le Comptrasec (UMR 5114 CNRS – Univer­sité de Bordeaux), l’équipe Epicene (U 1219) et le Gresco (EA 3815) en collab­o­ra­tion avec les univer­sités de la Nouvelle Aquitaine, l’Uni­ver­sité d’été pluridis­ci­plinaire sur le Travail est ouverte à tous ; elle s’adresse plus parti­c­ulière­ment aux Masters 2ème année, aux doctor­ants, aux post-doctor­ants et aux jeunes chercheurs pour les initier et les conva­incre des atouts et des ressources d’une approche pluridis­ci­plinaire et compar­a­tive pour mieux appréhender et comprendre les boule­verse­ments à l’œuvre en ce début de XXIème siècle.

Le travail est au centre des échanges humains ; il est un lien économique et social entre les hommes et les pays.

Asso­ciées à la liberté de mouve­ment qui est une liberté publique fonda­men­tale de toute personne, les migra­tions inter­na­tionales sont soumises du point de vue du droit inter­na­tional à une asymétrie. Le fait de quitter son pays est en effet une liberté protégée tandis que le fait d’entrer et de séjourner dans un autre pays que le sien n’est pas un droit de l’homme ; c’est un droit qui relève du pouvoir régalien des Etats. Les parcours migra­toires traduisent dès lors non plus seule­ment un projet personnel mais une adap­ta­tion à des situ­a­tions admin­is­tra­tives et juridiques qui s’avèrent de plus en plus complexes et de plus en plus fermées, voire hostiles à l’accueil de l’étranger.

Toute migra­tion, quelle que soit sa cause (économique, poli­tique, human­i­taire, famil­iale, éduca­tive, etc.), entre­tient un rapport avec le travail dont la complexité est régulière­ment relevée. Tandis que ces rela­tions sont présen­tées souvent de façon très tranchée et antag­o­niste dans le débat public, les recherches scien­tifiques, pour leur part, donnent à voir une réalité bien plus nuancée, qu’il s’agisse de l’ampleur des migra­tions elles-mêmes, de leur évolu­tion récente, de leur impact sur le marché du travail (salaires, emploi, etc.). Ainsi, les migrants présen­tent des profils variés, parfois opposés (très, très peu voire non qual­i­fiés) et les espaces migra­toires évoluent ne serait-ce que celui constitué par l’espace européen. Si on trouve nombre de migrants affectés à des travaux 3D, s’ils peuvent aussi être dans des situ­a­tions de vulnéra­bilité, voire d’extrême vulnéra­bilité (sans papiers) et /​ou exploités dans des condi­tions indignes, contraires au travail décent, au contraire d’autres peuvent s’appuyer sur leur mobilité et en tirer profit pour accéder à des forma­tions de très haut niveau, à des postes de respon­s­abilité dans les pays les plus favorables.

Le travail et les migra­tions inter­na­tionales se prêtent bien, voire exigent une approche pluridis­ci­plinaire. L’ensemble des disci­plines mobil­isées (droit, économie, démo­gra­phie, soci­ologie, histoire, sciences poli­tiques, psychologie, littéra­ture, ergonomie) dans le cadre de cette univer­sité d’été devrait perme­ttre d’appréhender la diver­sité des figures de migrants, de leurs situ­a­tions, de leur envi­ron­nement profes­sionnel (secteur d’activité, condi­tions de travail et de vie), de leur inté­gra­tion dans le pays d’accueil et du rôle y relatif des acteurs de la société civile ainsi que des institutions.